Notre entrevue du 25 janvier 2006 en PREFECTURE

 

Pour le Préfet :  Xavier INGLEBERT  Secrétaire Général de la Préfecture

                                       Gérard GINET   directeur relations ministérielles

 

                          Pour l’UEPA : André Fanjaud,  Jean Battini, Robert Camut

Durée de l’entretien : 1 h 30.

 

 


Après un bref historique, et rappel de nos tentatives permanentes de dialogue avec la municipalité pour une  mise en commun de nos forces respectives, nous confirmons les grands points développés dans notre compte-rendu de l’assemblée générale, dont notre contestation des deux rapports sur lesquels la municipalité s’est appuyée pour son vote de déconstruction du 6 décembre, et la nécessité d’une contre-expertise fiable pour une orientation collective définitive.

 

Nous communiquons le montant de notre avoir au 25 janvier (87 695 €  -  575 241 fr) et la grande variété des origines de ceux qui nous soutiennent : 17 départements + la Belgique et la Pologne, sans parler des associations nationales (SPPEF (voir leur lettre au Préfet du 23 janvier) – FNASSEM – Fondation du Patrimoine,  etc.)

 

A la demande de M. Xavier INGLEBERT, nous confirmons notre position de principe, reflet depuis toujours de nos statuts : qu’Arc sur Tille ait un lieu de culte vaste et pérenne, avec priorité pour la restauration du patrimoine et, si vraiment pas de possibilité, son remplacement par un nouvel édifice avec récupération des éléments de l’ancienne susceptibles de l’être, comme précisé dans tous nos écrits, y compris à nos donateurs.

 

Dans ce cas, il faut prévoir au moins 300 à 400 places compte-tenu des problèmes posés lors des cérémonies importantes (grandes fêtes, enterrements, professions de foi  des enfants faites en deux fois faute de place etc).

 

Tout en respectant les choix de vie des élus municipaux, il faut préciser que ceux-ci sont, dans leur grande majorité, totalement étrangers à la vie cultuelle. De ce fait,  ils n’ont aucune idée des problèmes posés à l’ensemble paroissial par l’absence d’un vrai lieu de culte suffisamment vaste, les églises de Rémilly et Couternon étant bien trop petites pour les grands rassemblements ; leur jugement s’en trouve donc faussé.

 

 

 


M. Xavier INGLEBERT :

 

1° - Position de la Préfecture inchangée : ne peut mettre 600 000 € sur une restauration d’environ 2,7 M€.

        Ce n’est pas contre le principe de cette église à Arc mais, compte-tenu des autres contraintes de l’Etat, les budgets vont en priorité vers l’emploi.

 

Le projet de la restauration à un tel coût n’est pas tenable. Sa réalisation est donc exclue.

 

2° - Il fera tout pour aider la Commune d’Arc et ses habitants à réaliser un nouveau lieu de culte et  y participera financièrement.

 

Tout projet nouveau devra s’inscrire dans le cadre de la loi de 1905 et dans le raisonnable budgétaire. Les initiatives restent ouvertes dans ce même cadre de la loi.

 

 

 


- 2 –

 

 

 

 

3° - Aspect juridique :  (suite à notre remarque concernant le rendez-vous du 9 février avec le Maire, après le 6, date limite des 60 jours de contestation au tribunal administratif) : 

 

rien n’entache d’irrégularité la décision des élus municipaux. Déposer au TA ne ferait que perdre du temps. Une telle démarche risquerait également de discréditer l’Association et ne recevrait aucun écho favorable.

 

 

4° - Conclusion :

 

- Il faut maintenant construire un projet pour un nouveau lieu de culte, l’initiative relevant de la Municipalité, avec sa participation financière  (de 675 000 € antérieurement évoqués), celle de l’Etat, etc.

 (notre rappel : en veillant à récupérer des éléments de l’ancienne église pour faire le lien avec le passé et répondre, au moins en partie, à la volonté première de nos donateurs),

 

 

- Que chacun des acteurs    (Mairie – UEPA)   sachent faire le pas en avant !  dans le respect des convictions de chacun  comme de l’intérêt général.   (Compromis entre l’objectif initial et les contraintes inévitables).

 

   (A noter que le maire a été informé dans les mêmes termes de tout ce qui vient d’être précisé).

 

 

5 ° - Réunion du 9 février en Mairie :

 

-         si nous estimions devoir refuser cette rencontre, il faudrait faire une lettre ouverte au maire pour en donner les raisons. M . INGLEBERT se tiens à notre disposition pour nous aider, si nous le souhaitions, à en rédiger certains paragraphes.

 

-          si elle s’avère positive, il  est prêt à réunir aussitôt tous les partenaires  concernés !

 

                                                                                                                        fin de l’intervention de M. INGLEBERT.

 

 


Notre impression générale : grande franchise directe et ferme de notre interlocuteur avec une prise de position sans ambiguïté.