Compte-rendu

 

Assemblée Générale du 16 décembre 2005

 

 

C’est dans un climat chaleureux mais anxieux que s’est ouverte la 16ème assemblée générale de l’UEPA, suite au vote du conseil municipal du 6 décembre, à l’unanimité moins 1 voix, pour la « déconstruction » de l’église.

 

En plus des 42 adhérents qui ont pu se libérer (25 se sont manifestés par un « bon pour pouvoir »), Monsieur le Maire, sa première adjointe, l’adjointe aux finances et le conseiller responsable de la commission église étaient présents, ainsi que notre curé, le Père Jean Kinkaku. Madame Claude Darciaux députée maire de Longvic a bien voulu nous honorer de sa présence durant une partie de nos travaux. (Se sont excusés M. Louis de Broissia,  Sénateur Président du Conseil Général, Monsieur François Patriat, Président du Conseil Régional, Père François Touvet, Vicaire Général).

 

Après un bilan financier très positif  (solde net 86 465 €, soit 8 464 € de plus que le précédent, malgré des frais importants dus au lancement de notre site internet et de très nombreux courriers), l’assemblée a pu découvrir les multiples facettes de notre site   -  uepa.fr  -  (pour lequel nous avons reçu des félicitations de l’Ambassadeur de France à Washington).

 

Monsieur Gérard LUMINET (d’Arc/Tille)  et Monsieur Jean BATTINI  (de Remilly/Tille)  rejoignent le Conseil d’Administration et sont élus, ainsi que les sortants, à l’unanimité des adhérents.

Monsieur Jean Louis COURTOT, vice-président, ne pouvant plus, pour des raisons professionnelles, assumer pleinement cette fonction, a demandé d’en être déchargé.

Sur proposition qui lui a été faite, Monsieur Battini a bien voulu accepter de le remplacer. A l’unanimité des membres du Conseil d’Administration, il est élu vice-président de notre association.

 

 


Résumer en quelques lignes le long débat qui anima une grande partie de notre soirée est chose difficile.

 

Il fut courtois mais ferme, … et bien des questions sont restées sans réponse :

 

-         Quelles démarches ont-elles été réalisées et auprès de qui, (en plus des financeurs habituels)

                 - pour   obtenir   un financement ? (associations privées, personnalités nationales, etc)

                 - pour l’application de la décision initiale, du 16 juin 2003, de réhabiliter l’église ?

-         « déconstruction » : coût ?

-         transfert d’éléments de l’église actuelle sur un nouvel édifice : lesquels et pour quel coût ?

-         pourra-t-il les recevoir ?

-         aménagement de l’espace libéré : coût ?

-         préparation d’un autre terrain à viabiliser : lequel ? Pour quel coût ?

-         édifice nouveau : combien de places, quelles annexes, sa situation ? centrale ou pas ? à quel coût ? financé par qui ? Quand ? …  

-         Le total des dépenses à engager ne dépassera-t-il pas le prix de la restauration ? …

 

Notre maire justifie une démolition rapide à partir de rapports, pour nous, non crédibles et exagérément alarmistes !

 

Nous affirmons que, jusqu’à preuve du contraire, la démolition n’est pas inéluctable !

 

(Un village de 650 habitants, dans les Pyrénées Orientales, confronté à la restauration de son église, s’y engage, avec des aides, pour 4 M€ sur 20 ans. Pourquoi  notre ville de 2 500 habitants n’y arriverait-elle pas ?!)

 

 

 


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Et pourquoi notre maire n’a tenu, jusqu’à ce jour, aucun compte de la mobilisation nationale en cours avec le soutien, entre autres donateurs privés, de divers organismes tels que

                  - La SPPEF, (Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France),

                  - La FNASSEM, (Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux),

                  - « La fondation du Patrimoine », prête à nous aider au lancement d’une souscription,

- « La Sauvegarde du Patrimoine » pour le gros œuvre extérieur,

- « Le Lyons’Club ».

Auront-ils le même engagement pour une réalisation nouvelle ? …

 

 


En résumé :

 

Nous sommes pleinement conscients (et le disons depuis toujours), du souci légitime de la sécurité publique dont le maire est responsable, comme de l’impossibilité, pour notre cité, de supporter seule le coût de travaux lourds. Mais pourquoi la municipalité a-t-elle refusé d’associé toutes les forces vives, régionales et nationales,  pour rechercher, en totale transparence, moyens et compétences et vraiment tenter de sauver notre patrimoine ?

 

Aujourd’hui, il n’est pas encore trop tard et nous avons cru comprendre que notre maire était prêt à nous recevoir. Nous en prenons acte et lui renouvelons nos précédentes demandes par courrier séparé, tout en affirmant qu’une réunion avec tous les financeurs potentiels permettra de voir parfaitement clair sur les moyens à mettre en œuvre.

 

Nous demandons enfin, comme déjà formulé dans notre courrier du 3 novembre aux Instances Régionales et Départementales :

 

-         à Monsieur le Préfet, de convoquer dès janvier une « table ronde » avec tous les partenaires concernés, y compris l’UEPA, Monsieur le maire s’y étant refusé jusqu’à ce jour,

 

-         qu’un architecte crédible, spécialiste des monuments historiques, (tel que Monsieur Eric PALLOT auteur du copieux et complet rapport d’expertise de 1995) réactualise les études de 1993 et 1995 (financées à 100% par le Ministère de la Culture) et détermine si, après 10 ans de total abandon, l’église peut-être encore sauvée et restaurée ou pas… (pourquoi notre maire et ses principaux adjoints, s’ils sont sûrs de leur fait, refusent-ils une telle contre-expertise, dont la nécessité s’impose à l’évidence et à laquelle l’UEPA est prête à participer financièrement si nécessaire ?),

 

-         de déterminer les coûts exacts engendrés aujourd’hui par :     

                                                         -   la restauration,

                                                         - la « déconstruction » (elle ne peut être réalisée qu’après désacralisation par notre Archevêque Mgr MINNERATH, à condition d’un transfert sur un autre lieu de culte suffisamment vaste et pérenne).

                                                         - l’édification d’une nouvelle église reprenant, autant que faire se peut, les éléments récupérables de l’ancienne.

 

-         de décider enfin, tous ensemble, de l’option à prendre et de lancer les phases techniques et de financement pour une réalisation rapide et concrète, chacun apportant les forces qui lui sont propres pour accompagner le maître d’ouvrage qu’est la municipalité.

 

Malgré nos divergences apparentes mais non irréductibles, la dignité de nos échanges peut nous laisser encore espérer en une sortie honorable pour tous.

 

C’est notre vœu le plus cher et nous ferons tout pour qu’il se réalise.

 

                                                                                                                           Le conseil d’administration.